COVID-19 ET HYDOXYCHLOROQUINE : LA CONTROVERSE.

Les études chinoise et marseillaise sur l’effet de cette molécule sur le virus SARS-COV-2 révèlent des résultats plus qu’intéressant. En plus ils suscitent un espoir indiscutable. Toutefois la mise en application immédiate de ces protocoles en clinique soulève une forte controverse chez les experts pour au moins trois raisons:

  1. Pour ce coronavirus, plus de 50% des infections aboutiront à une maladie bénigne ou seront même asyptomatiques. Le taux de létalité (mortalité) est entre 3 et 1.5 %. Ce qui signifie que environ 97% des infections aboutiront à une guérison. Voici pourquoi les collègues reprochent à ces deux études l’absence du placebo et de la méthode double aveugle. Ces deux méthodes permettent d’exclure la proportion de résultats non liés au produit lui-même. En plus le nombre de cas inclus est très limité (24 à Marseille et 80 en Chine). Tous cela induit in biais biostatistique considérable que le Conseil Scientifique français et l’OMS n’ont pu accepter.
  2. Les objectifs de ces études portaient sur la charge virale sans inclure les critères cliniquement importants. Ces deux champs ne sont pas toujours proportionnels. Une chute de charge virale n’est pas forcément synonyme de rétablissement.
  3. l’hydroxychloroquine présente des risques genotoxiques, cardiologiques, opthalmologiques etc…. pas seulement les démangeaisons. L’americain décédé il y a de cela quelque jours après automedication a eu un arrêt cardiaque. C’est pour quoi une étude plus large et réalisée selon les normes habituelles des études cliniques a cours actuellement dans l’UE en collaboration avec l’OMS. On aura les résultats de cette dernière dans un mois. La chloroquine est qui bien présente en Afrique de l’Ouest chez les vendeurs de médicaments de rue est déjà très sollicitée. En automédication prendre de l’hydroxychloroquine pour prévenir ou soigner la COVID-19 se fait à ses risques et périls. Un americain en a peri.
    Didier RAOULT Le savant virologue Marseillais est competant et expérimenté. Toutefois Le prix Nobel de medecine, la virologue Pasteurienne Françoise Barré-Sinoussi présidente du Conseil Scientifique et autres sommités ont des reserves sur la propositions de RAOULT de passer à un usage massif immédiatement. Les dites personnalités ne sont pas des savants de cirque non plus. De là à évoquer la vieille rivalité entre les deux cités françaises ou encore la théorie du complot il n’y a qu’un pas que des cobayes vont franchir par automédication, n’en soyons pas. Mon humble avis est que si ton médecin prescrit tu prends, s’il doute et s’abstient ne te lance pas dans l’automédication. Ton medecin et ton pharmacien ont les yeux rivés sur l’efficacité mais aussi la sécurité du patient. L’affaire de la molécule benfluorex est encore vivace dans les mémoires (Affaire Mediator) et les coulisses des tribunaux. En France seulement, entre 500 et 1000 personnes sont mortes à cause de la précipitation avec laquelle le benfluorex (Mediator) a été prescrit massivement. Là ou on attends 97% de survie on craint qu’une dérive de medication vienne faire pire que le nouveau Coronavirus.
    Que Dieu nous préserve.
    26/03/2020 Prof.
  4. Yahaya Karamoko (Professeur de biologie cellulaire à l’université Nangui abrogoua)

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